Analyse du film "La Passion du Christ" de Mel Gibson (2004)
Analyse du scénario de "La Passion du
Christ"
Comment
faire un film au succès mondial avec une histoire qu'on connaît déjà
bien, et surtout dont on connaît la fin ?
Demandez donc à James Cameron comment il a fait avec "Titanic" pour
faire le plus gros succès au box office de tous les temps. Ou alors
demandez donc à Mel Gibson pourquoi il a réussi un véritable coup de
génie cinématographique avec sa "Passion of the Christ".
Mais si vous ne pouvez obtenir facilement une interview, lisez donc les
lignes qui suivent. Un film sur le plus grand homme
de tous les temps selon Mel
Nombreux
sont les films qui ont traité de la vie de Jésus-Christ.
Le plus beau, le plus complet et le plus réussi est sans doute
"Jésus de Nazareth" de Franco Zeffirelli. Mais comment faire un film
sur le même personnage après une fresque si bien produite il n'y a pas
si longtemps, en 1977 ? Nul doute que Jésus est sans
doute l'homme qui a fait le plus parler de lui au cours de
l'histoire de l'humanité. Est-ce pour autant que tout a été dit
? Notez comment L'apôtre Jean conclu son évangile:
"Jésus a accompli encore bien d'autres choses. Si on voulait
les raconter une à une, je pense que le monde entier ne
suffirait pas pour contenir tous les livres qu'il faudrait
écrire.
Jean 21:25 (Semeur)
Bien
sûr, chacun retiendra de ses lectures des évangiles des images qui lui
sont propres et intimes de nature à alimenter sa foi et sa vision du
monde. Cette vision, nous sommes tous emmenés un jour ou l'autre à la
partager avec autrui avec les moyens d'expression en notre possession.
Il y aura sans doute encore et encore des films sur Jésus-Christ et nous
trouverons tous à redire sur quelqu'un qui nous est proche ou pour
lequel nous avons certain un avis. Mais Mel Gibson a
exprimé lui, avec son propre "langage", ce qui l'a marqué le
plus dans les évangiles:
La mort volontaire d'un homme juste, un homme qui s'est
donné pour le sauver, preuve d'un amour immense envers
lui-même, un homme perdu.
Mel Gibson a décidé de se concentrer sur le "prix" terrible que le
Christ a payé pour le racheter lui et pour racheter toute l'humanité de
la maladie et de la mort afin de lui faire obtenir la vie éternelle.

L'évangile selon saint Gibson comme s'il
avait été témoin au même titre que les autres apôtres. Et comme s'il
nous invitait à assister à cette épisode terrible de notre histoire
humaine: La mort de Jésus,
le seul et unique Messie de la nation d'Israël
L'acte central, le pivot, le fondement et l'essentiel des Saintes
Écritures toute entière. Quand on les connaît bien en fait...
Le moment le plus important de toute l'histoire d'une humanité déchue.
Le plus important parce le seul espoir véritable pour tous, toujours
selon Mel Gibson.
L'importance de l'archétype du héros au cinéma
Passons maintenant à la partie cinéma pure. Ou très spécifiquement à la
partie scénarisation et traitement. L'aspect "fond spirituel" et exégèse
biblique étant traités dans d'autres pages de ce site.
La différence entre "Titanic" et "La Passion du Christ" est clairement
le budget.
Mais le point commun entre "Titanic" et "La Passion du Christ", est sans
nul doute l'archétype du héros: Jésus-Christ, un archétype universel.
Pour commencer à
écrire un
film, il faut donc d'abord bien choisir son archétype.
Il faut savoir que dans ses films, James Cameron se sert de l'archétype
du Christ autour duquel il fait tourner toutes ses histoires. Il lui
donne simplement une autre enveloppe. Dans Titanic, le beau Leonardo
DiCaprio est "l'ange qui se sacrifie" pour sauver la belle Rose qui lui
vouera sa vie à la fin du film en prenant son nom : Mme Dawson. Dans
Abyss, James Cameron utilise encore l'archétype du Christ lorsque
l'excellent Ed Harris se "sacrifie", mais ressuscite en quelque sorte
dans un monde nouveau et inconnu, et sauve le "monde ancien" dans le
grandiose final. Et enfin dans Terminator 1 2 et 3, le héros se sacrifie
et ressuscite indéfiniment au gré du déroulement du scénario pour encore
sauver le monde. La paternité de l'archétype qui se
sacrifie pour sauver le monde puis qui ressuscite n'appartient
ni à James Cameron, ni à Mel Gibson, mais à son inventeur:
Jésus-Christ !
Ainsi on a reproché à Mel Gibson d'avoir construit une fin à la
Terminator, mais il faut savoir que le premier Terminator de l'histoire
a bel et bien été Jésus-Christ ! Alors laissons donc
l'ami Mel un peu tranquille avec sa Passion pour Jésus-Christ...
Écrire sa vision du monde Les
films traitant de l'histoire de Jésus-Christ sont pléthores. Les
avis sur cet homme hors du commun ne le sont pas moins.
Par conséquent, la seule solution pour réussir une œuvre est de
n'écouter personne. Et d'avoir le courage de présenter une
vision personnelle en dépit des oppositions. Car la meilleure
façon de faire un mauvais film est de vouloir faire plaisir à
tout le monde. En restant consensuel en matière de cinéma, comme
dans l'art en général, on a toutes les chances de faire un film
totalement insipide et sans intérêt.
Il parait que Mel Gibson aurait claqué la porte de toutes les
organisations religieuses juives comme chrétiennes à la genèse de son
film. Il se serait isolé avec un minimum de "conseillers".
Il a bien fait. Le résultat est éloquent. Qu'il
plaise ou pas, peu de films font autant parler d'eux que "La
Passion du Christ". Personnellement, je
n'aurais pas écrit le scénario comme cela. Je n'aurais pas mis
en relief les même choses qu'un autre chrétien, c'est bien
évident. Mais sa vision me convient parfaitement au point que
j'ai vu le film deux fois: la première pour l'émotion, la
deuxième pour la réflexion, dans le but de mieux écrire ces
rubriques sur "The Passion of Christ". Mais
à propos de la version de Mel Gibson, juste deux ou trois petits
reproches: Je n'aurais pas décrit le rôle de
Barrabas comme celui d'un possédé, je n'aurais pas fait en sorte
que les romains retourne la croix sur le Christ cloué, je
n'aurais pas fait déchirer le vêtement (que j'aurais fait comme
un vêtement de valeur) avant de le tirer au sort, et surtout
pour la fin du film, j'aurais mis l'image du diable qui hurle sa
défaite tout à fait à la fin et non l'inverse. J'aurais
ressuscité le Christ puis mis le Diable qui crie à la fin.
Bref, ce ne sont en fait que des détails de préférence
artistique ou d'érudition biblique qui n'enlèvent rien à la
puissance globale de l'œuvre et à son impact.
Et pour finir sur les différences de vues, moi je n'aurais pas
fait un film sur la mort de Jésus, mais sur sa résurrection !
Mais pour çà, il n'est jamais trop tard... Connaître
son monde comme Dieu connaît le sien Il
n'y a rien de meilleur pour réussir un scénario que de connaître
parfaitement son sujet. Il faut se documenter, s'en imprégner,
ressentir les choses, les faire siennes. Car si on ne vibre pas
soi même, comment faire vibrer les autres.
Mel Gibson a connu la dépression après bien des épreuves et des
souffrances personnelles. Puis il a trouvé refuge dans la paix
de l'esprit que lui a apporté une église catholique, et surtout
une expérience personnelle avec Dieu.
Rien de tel pour écrire un scénario sur le plus grand film de sa vie !
Ne pas rendre la vie facile au protagoniste En
ce qui concerne ce point, tout le monde reconnaîtra sans l'ombre
d'un doute que ce principe d'écriture de Robert McKee a été
respecté. Robert McKee suggère de porter son héros jusqu'au
paroxysme de sa caractérisation.
Mission
accomplie !
Toujours laisser le protagoniste maître des crises et des apogées. Pas
de deus ex machinaDans le film de Mel Gibson, Jésus
donne toujours l'impression d'être maître de son destin et des
évènements, bien que ce soit lui qui soit battu, insulté,
frappé, torturé et finalement tué.
Dans le jardin il écrase le serpent à la tête
Il demande à Pierre de ne pas lutter, et de lâcher son épée
Il guérit l'oreille de son ennemi
Il affirme au grand conseil qu'il est le Messie sans crainte des
conséquences
Il dit à Pilate que son
pouvoir est permis d'en haut en le regardant droit dans les
yeux
Avant la flagellation,
il prie son Père en disant que son cœur est prêt
Pliant sous la croix, il encourage sa mère en lui disant qu'il rend
toutes choses nouvelles
Il promet à
l'un des voleurs à ses côté qu'il sera avec lui dans le
paradis
Il est finalement
ressuscité comme il l'avait annoncé a ses disciples: "J'ai
la capacité de donner ma vie et de la retrouver!"
Le Christ est vainqueur en étant perdant ! En apparence aux yeux des
hommes... Le film est fait remarquablement bien
en ce sens qu'il donne la maîtrise des choses à un quelqu'un qui
paraît "impuissant". La fin du film montre qu'il n'en est rien,
car la vraie puissance, le diable la constate lui, trop tard...
Il hurle sa défaite à la fin du film. Mais le
spirituel se mélange au physique. Une lecture des écritures et
une expérience spirituelle sont peut-être nécessaires pour
percevoir les nuances subtiles du film. Que ressentent donc les
croyants comme les incroyants en voyant le film ?
Ne pas exposer les choses
Beaucoup de ceux qui critiquent Mel Gibson lui reprochent d'avoir fait
un film inutile du point de vue de l'enseignement biblique et du
catéchisme. Ils lui reprochent d'avoir fait une histoire réductrice de
la passion du Christ qui n'apporte rien en matière d'évangélisation.
Personnellement, d'un point de vue strictement biblique je
ne suis pas d'accord avec eux. Mais ce qui est surtout important dans le
thème qui est traité dans cette page, c'est qu'il applique
la méthode
qui permet de faire de grands films, des films universels:
Il se refuse à expliquer l'histoire et à exposer les choses
Il ne cherche pas à prêcher à un monde qui en sait plus que lui sur le
sujet. Et c'est ça la vérité en matière de cinéma.
Il respecte
son public, il le considère comme plus grand que lui en matière de
connaissance et d'intelligence des textes, et il lui donne quelque chose
qu'il n'a jamais vu et qui est de nature à le "remuer" dans tous les
sens et au plus profond de lui même. Que Mel Gibson
suscite de l'amour ou de la haine, il suscite rarement de
l'indifférence. Il fait penser bien après le film. Il fait
parler du film avant, pendant, et après sa sortie.
Et c'est çà, la Vérité ! Au cinéma... Il
faut aller jusqu'au bout de la caractérisation
Selon le maître en écriture de scénario
Robert McKee, il faut pousser ses personnages jusqu'au bout de leur
caractérisation. Autrement dit au comble d'eux mêmes en les menant au
plus profond possible dans un conflit plausible en fonction de la
réalité de l'histoire. C'est vrai qu'ici, il n'y a
pas vraiment de déroulement d'histoire. Mais
on ne découvre pas le Christ comme s'il était un inconnu. Si
c'est pour le découvrir, il y a d'autres films qui ont eu cette
ambition. Pourquoi donc refaire ce qui a été bien fait ? Non,
ici le but est de montrer un aspect précis d'une histoire que
tout le monde connaît, et dont on connaît la fin comme dans
Titanic. Le but est de créer une
"atmosphère" pour faire revivre de manière impactante un
évènement qui occupe les pensées quotidiennes de millions de
personnes de part le monde. Il n'en va pas de
même d'une histoire originale. On n'écrit pas le scénario d'une
histoire ultra connue comme une histoire originale, sous peine
d'en faire un film bourré de clichés. Il y en
a sans doute aussi dans "La Passion du Christ" de Mel Gibson,
car personne ne peut prétendre ne pas être influencé
inconsciemment par sa culture et sa mémoire enfouie depuis des
années, pas même Robert McKee. Mais tout le
monde reconnaîtra que sa "Passion of the Christ" est unique en
son genre. En ce sens, il a réussi quelque
chose d'original avec l'histoire de l'homme le plus célèbre et
peut être le plus filmé de tous les temps.
Bravo !
Les règles narratives utilisées dans la Passion du Christ
Voici quelques
règles
narratives qui sont utilisées par les cinéastes créateurs de succès
mondiaux, et que l'on retrouve dans "La Passion du Christ" de Mel
Gibson. Personnage averti (un des personnages
détient des clés que le spectateur n'a pas)
Le diable est sans doute le personnage le plus important dans le
scénario, après le Christ bien sûr. C'est lui qui mène la danse du
calvaire. Dans le film, le spectateur se demande du début à la fin
ce qu'il va faire pour intensifier son action contre Jésus. Il
apparaît furtivement, et même de manière mystérieuse avec un enfant
hideux dans les bras. Sans doute que cette vision de Satan est plus
choquante pour l'inconscient du spectateur que la flagellation.
L'histoire de la sortie du film et l'actualité mondiale n'auront
soulevé que le côté sanglant et violent voir sado-masochiste du
film, mais l'impact de la vision du diable est sans doute dans
l'inconscient populaire ce qui aura produit la plus forte
impression. Mais çà, personne n'en parle. Curieux non ?
J'ajoute que ces séquences ont été créées pour servir les effets
scénaristiques et ne se trouve pas dans les évangiles. Elle sont
toutefois en accord avec l'enseignement global des Saintes Écritures
(voir Job chapitre 1 à 3).
Ça a
failli! (çà foire au dernier moment)
Sur le chemin de croix, une jeune fille porte à Jésus un
linge propre avec lequel il s'essuie le visage. Dans ce bref
moment de répit, elle lui tend une coupe d'eau. On espère
pour lui qu'il va pouvoir se désaltérer, mais il ne peut la
boire puisque un romain lui donne un coup de pied et
renverse celle-ci. Un sentiment de frustration est créé
efficacement chez le spectateur. Cette séquence est purement
créée pour servir les effets scénaristiques et ne se trouve
pas dans les évangiles.
Fondu
en rapport (jonction de deux séquences différentes ayant un sens
commun)
Tous les flash back usent et abusent de la méthode avec pour
objectif de laisser souffler le spectateur de la tension, mais qui
renforce son sentiment d'indignation. Il est utilisé ici le procédé
psychologique de la "fausse sortie", qui permet de percer la défense
de quelqu'un qui baisse momentanément sa garde. C'est habile pour
amener le spectateur à "se livrer" à l'histoire.
Signe (Un signe distinctif rappelle le sens de l'histoire et décrit un
personnage)Lors des flash back, de nombreux objets
ou des situations rappellent des moments bonheur qui contrastent
et renforcent les séquences dramatiques comme dans
Gladiator.
Le protagoniste se souvient... Pilate
se lave les mains / Jésus revoit l'eau avec laquelle il a
lavé les pieds de ses disciples et leur a enseigné qu'ils ne
devaient pas chercher à être les premiers et à commander en
maître, à l'instar de... Pilate !
Pierre renie Jésus qui croise son regard au même moment /
Jésus annonce au présomptueux Pierre qu'il est moins fort
qu'il ne le pense la veille lors de son repas du soir.
Jésus s'effondre sous la croix / Marie relève Jésus enfant
qui trébuche dans la cour de sa maison (on rappelle ainsi la
dimension amplifiée de la douleur de la mère) Nul doute qu'à
cette séquence très précise, toutes les mères de famille du
monde entier ont du réagir de manière plus vive que les
pères, réputés moins sensibles, et encore plus que les
prêtres célibataires... (quoique)
Lorsque Marie-Madeleine essuie le sang de Jésus sur le sol du lieu
de flagellation / Elle revoit la séquence où Jésus la sauve d'une
mort certaine. Cette séquence accentue le côté héroïque et la force
du Christ qui est prêt à affronter les pires situations pour aider
le pauvre et l'affligé. Cette séquence est là aussi pour renforcer
le sentiment d'injustice et de révolte du spectateur.
Lors de son douloureux chemin de croix où certains dans la foule
l'insultent et lui jettent des pierres / Jésus se rappelle le jour
ou il fut accueilli comme roi avec des rameaux en entrant à
Jérusalem. Cette séquence (réservée aux initiés) accentue le
sentiment de dégoût du spectateur face à une population facilement
manipulable et versatile en général. Le spectateur ne peut
s'empêcher de faire le rapprochement avec sa vie au quotidien, et
s'identifier à l'hypocrisie et l'abandon des valeurs dans son
entourage qui est le lot d'une humanité aux principes déplorables.
Répétition pour mieux accentuer (imprégner l'atmosphère d'un rythme dans
un objectif de climax émotionnel)Avant la
sanglante flagellation, les romains jouent, ils tournent
autour des objets de torture, ils hésitent entre les
différents instruments. Ils commencent par les longues
verges de bois vert. Puis augmentent l'intensité. Un bâton
avec des clous, non, ce sera le fouet à crochets. Ils
essaient celui-ci sur la table où ils arrachent un morceau
de bois. Le Christ prie... La tension passe un cran
supérieur. Pour atteindre son apogée au moment ou il est
retourné pour être fouetté de face. A ce moment, le Diable
circule parmi les hommes un enfant hideux dans les bras.
Masque (laisser croire à tort à une bonne ou une mauvaise disposition)
Quand Judas est rongé de remords, des enfants apparemment animés des
bonnes intentions viennent s'enquérir de son état. Il s'avère par la
suite que ce sont des démons. Ceux-ci se révèlent animés par des
intentions méchantes de harcèlement moral à l'inverse de leurs
prétentions de départ. Ils enlèvent leurs "masques". Cette séquence
est purement créée pour servir les effets scénaristiques et ne se
trouve pas dans les évangiles.
Simon de Cyrène qui est réquisitionné pour aider le Christ est
réticent au départ. Par obligation il se soumet. Puis il change
d'attitude petit à petit pour prendre carrément sa défense. Il le
soutient jusqu'au bout dans son trajet. Cette séquence est purement
créée pour servir les effets scénaristiques et ne se trouve pas dans
les évangiles.
Indentification
(situation où le public s'identifie avec force au personnage)
Quand Jésus est fouetté, il est dans une situation semblable au
spectateur: il est dans l'impossibilité d'agir ou de se défendre. Il
est passif. Le public s'identifie donc avec force à la situation.
Les commentaires mondiaux ont montré que c'est lors de cette
séquence qu'il se sent le plus identifié au protagoniste. Qu'il soit
pour ou contre le film c'est à ce moment précis quel spectateur
rentre en empathie avec le Christ.
En
conclusion que dirons nous... En
matière de cinéma, parfois on fait un film qui plaît aux
critiques, qui flatte notre ego et qui fait peu d'entrées. Ou
parfois on fait l'inverse: un film que les critiques
assassinent, on passe pour un petit cinéaste qui ne marquera pas
l'histoire du cinéma, et on fait un carton au box office.
Alors comme Pilate peut-être dirons-nous dubitatifs :
"Qu'est-ce que la vérité ?"

La vérité pour Mel Gibson aura peut-être été de faire
intégralement ce qu'il a voulu, et de pouvoir continuer longtemps à
faire ce qu'il a envie avec tout ce qu'il a récolté:
Plus de vingt fois sa mise.
S'il a pris tous les risques par la foi et s'il a fait ce film pour
rendre vraiment gloire à Dieu, sans chercher à nuire à qui que que ce
soit, alors nul doute que dans son cas s'accomplit de manière
remarquable la parole de Dieu qui dit ceci:
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"Apportez
donc vos dîmes dans leur totalité dans le trésor du Temple
pour qu'il y ait des vivres dans ma demeure !
De
cette façon-là, mettez-moi à l'épreuve, déclare l'Éternel,
le Seigneur des armées célestes :
Alors vous
verrez bien si, de mon côté, je n'ouvre pas pour vous les
écluses des cieux, et ne vous comble pas avec surabondance
de ma bénédiction."
Malachie 3:10
(Bible du Semeur |
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La Passion du Christ - Mel Gibson - 2004

Jean
Zehwyn

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